dimanche 8 novembre 2009

Costa Rica...

Costa Rica : du 31 oct. au 6 novembre

Départ de Trois Rivières à 2h15 précises pour se diriger vers Montréal et l’aéroport international Trudeau où un avion nous attend pour nous déposer sur le sol vert, humide et chaud du Costa Rica. Après une courte escale à Miami, arrivée à 13h (heure locale) à San José et location d’un 4x4 véhicule indispensable pour garder une liberté totale de mouvement. Les 4 heures de routes qui séparent San José de Playas del Coco accompagnée de pluie, de nids de poules (ou plutôt d’autruches !) et la conduite des Ticos parfois déroutante (mais nous y reviendrons) finissent de nous épuiser. Sous nos yeux défile un paysage vert, sauvage, dense et très vallonné. Se succèdent, le long de la route, les habitations vétustes, parfois colorées, et tout un décor qui nous rappelle qu’on est en Amérique centrale. A Playas del Coco, Nancy (une canadienne anglophone) est là pour nous accueillir chaleureusement et nous profitons d’une nuit de sommeil bien méritée.



Le lendemain se résume à piscine et découverte de la plage de Playas del Coco et la couleur cacao de son sable (d’où son nom) qui lui donne l’aspect, et pas seulement l’aspect, d’être sale. En effet, se prélassent sur cette plage plus de détritus en tout genre et chiens, plus ou moins errants, que de baigneurs. La décision est prise, alors, d’aller à la conquête de ces plages paradisiaques que l’on décrit dans certains guides. Nous arrivons donc à Playa Conchal (à peine 1 heure de route) où nous comprenons que pour accéder à la plage « aux coquillages », il nous faudra emprunter une portion de plage de sable en voiture. Quand on vous dit que le 4x4 est indispensable ! Nous découvrons alors un cadre idyllique, très peu fréquenté, où nous alternons bronzage et baignade dans des eaux turquoises. Dans un petit restaurant du coin, tout en dégustant un ceviche (plat typique de poissons crus marinés au citron vert), nous apprenons que le plus beau parc du Costa Rica est Manuel Antonio et que le volcan Arenal est incontournable ; ce sera donc nos deux principales excursions durant notre séjour.


Après une matinée à étudier, pour les parents le Lonely Planet, et pour les enfants les cours du CNED (eh oui même au Costa Rica), nous partons à la découverte de Playa Ocotal à 4 km de chez nous beaucoup plus appropriée à la baignade que Playas del Coco. Le lendemain nous prenons la route pour le parc Manuel Antonio, parc qui nous fait découvrir un environnement envoûtant autant par la végétation très dense que par ces animaux. Nous y découvrons, avec l’aide d’un guide, les paresseux et le sapajou capucin, un singe qui ne se gêne pas pour ouvrir votre sac à la recherche de nourriture (tout un spectacle sur la plage paradisiaque du parc). Nous y croisons un serpent (inoffensif…), et autres iguanes. Nous y admirons papillons bleus, sauterelles de toutes les couleurs, crabes oranges, araignées… et même une biche. Une plage magnifique et un bain dans l’eau cristalline de l’océan pacifique clôture notre visite au parc.



Enfin, en route pour Playas del Coco dont le déroulement résume, à notre goût, parfaitement la conduite au Costa Rica. La route qui mène au Parc est en bon état (zone touristique oblige) et permet des largesses en vitesse qui ne sont pas autorisées par la police bienveillante (40 dollars d’amende pour Vincent). Après avoir traversé une palmeraie magnifique et autres paysages de végétations tropicales, nous nous arrêtons sur un pont surplombant un fleuve que quelques badots scrutent avec intérêt et découvrons avec stupéfaction des crocodiles. A peine remis de nos émotions, nous attrapons la route principale du Costa Rica (route n°1) où circulent poids lourds, bus, tracteur, piétons, vélos, chiens, enfin tout ce qui roulent ou qui marchent. La nuit tombée (vers 17h30), les vélos n’ont pas de lumière et il faut être très vigilent à ne pas en renverser, ainsi que des piétons. Les lignes ne servent à rien, il faut doubler dès qu’on en a la possibilité (lignes continues et pointillées, personne n’en tient compte). Il nous est arrivé de devoir nous arrêter pour laisser un camion venant d’en face, terminer son dépassement – il est très surprenant de se retrouver face à un truck américain à pleine vitesse – mais très poli, il vous remercie ! Dans ces conditions, un accident est vite arrivé et cela bloque la route dans les deux sens (pas de bande d’arrêt d’urgence évidemment). Nous en avons fait l’amère expérience, et là pas de police pour faire la circulation (elle s’occupe des excès de vitesse !) Après une demi-heure de queue, nous arrivons sur le lieu de l’accident juste derrière un camion qui en manœuvrant trouve le moyen de se mettre dans le fossé, ni une, ni deux Vincent se faufile entre les véhicules accidentés et le camion en travers de la route afin de ne pas passer la nuit sur l’Interaméricana (l’autre nom de la route n°1). Plus loin, nous évitons vélos, piétons, nids de poules et autre surprise telle qu’un camion arrêté au milieu de la chaussée qu’un policier à moto semble verbaliser et nous devons les contourner avec très peu de visibilité (sans aucun émoi de la part des deux protagonistes). La vue d’une voiture dont le pare brise est encastré dans la remorque d’un camion sous des pluies torrentielles achève sans aucun dommage notre retour à Playas del Coco, ouf !









La semaine prochaine, nous irons « prudemment » vers le Volcan Arenal puis prendrons l’avion vers Buenos Aires, notre troisième destination…

1 commentaire:

  1. Superbes photos que vous avez prises...
    Content de voir que vos maillots de bains vous servent enfin!
    Les paysages sont magnifiques et donnent envie de quitter la grisaille fançaises.
    Grosses bises

    Amélie, Emma et Nico

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