mercredi 20 janvier 2010

Adios Muchachos...

Argentine du 8 au 16 janvier :

Comme lors de notre séjour à Puerto Iguazu, nous avons choisi le bus pour nous rendre à Puerto Madryn. Dix huit heures après notre départ de Retiro, la gare routière de Buenos Aires, nous voici enfin arrivés à destination : la Patagonie. Un nom qui sonne dans l’imaginaire de chacun comme un territoire désertique qui s’étend à l’infini, qui offre des paysages montagneux et côtiers magnifiques et une faune fascinante. Bref, une région du monde qui invite tous ceux qui rêvent de grands espaces. Une route perdue au milieu d’un paysage de steppe sans fin nous amène à la ville de Puerto Madryn où nous séjournons pendant quatre jours. L’hôtel est très agréable : piscine, salle de sport et vue sur l’océan.



Mais pas de temps à perdre, il nous faut organiser les excursions dans la péninsule de Valdès et à Punta Tombo. Les deux se font par l’intermédiaire d’une agence de voyages, ce qui simplifie les transports et réduit la perte de temps. La première nous fait découvrir dès le lendemain les mêmes paysages désertiques le long de l’océan d’un bleu magnifique (on a envie d’y plonger !). Sur cette péninsule vivent des animaux marins tels que les éléphants de mer, les lions de mer, ou encore des pingouins. On y trouve aussi des renards, des autruches, des sortes de lamas (on a oublié le nom, désolé), de très gros lièvres (on a encore oublié le nom, encore désolé), ou encore plein de spécimens jamais rencontrés auparavant par la famille Landry. La proximité avec tous ces animaux et la beauté de ces paysages nous émerveillent à tel point qu’il est difficile de trouver les mots pour le retranscrire… il faut le voir ! Enfin, nous avons la chance de pouvoir sortir en bateau pour aller au plus près des lions de mer, une espèce dont le mâle est très batailleur ce qui n’est pas sans rappeler certains de nos amis.


Après une paëlla délicieuse et une bonne nuit de sommeil le soir venu à Puerto Madryn, nous partons le lendemain pour Punta Tombo où nous retrouvons dans notre bus la colonie d’Ukrainiens qui nous a accompagné la veille dans la péninsule de Valdès et qui va se frotter à une colonie de pingouins de Magellan, nettement plus nombreux. Il en sort de partout (des pingouins, pas des Ukrainiens) et le plus surprenant à nos yeux, c’est de les voir non pas dans un endroit très froid mais, ici, dans un lieu désertique au milieu de moutons, de lamas sous plus de 25 degrés ! Un endroit où ils ont décidé de donner naissance chaque année et dans le même nid. De temps à autre, les pingouins se dirigent vers l’océan d’où ils ramènent nourriture et peut-être un peu de fraîcheur aux petits. Cette journée est accompagnée par un vent très fort qui nous empêche de faire la sortie en zodiac pour aller à la rencontre des dauphins et des orques. Grosse, grosse déception, surtout pour Carole qui mettra quelques jours à s’en remettre. On aurait dit une enfant à qui on avait promis quelque chose qu’on lui retire au dernier moment. Du coup sa mauvaise humeur se reporte sur l’attitude des Ukrainiens qu’elle juge « sans gêne » et pas toujours respectueuse, mais franchement elle exagère un peu.

Quatre jours dans une petite partie de l’Est de la Patagonie, c’est vraiment court pour s’imprégner totalement de l’atmosphère envoûtant de cette région. La Patagonie mérite vraiment qu’on s’y arrête plus longtemps et surtout qu’on la sillonne de part et d’autre. Cela fait partie des endroits qui marquent et où l’on retournera dès que la possibilité se présentera. Le retour à Buenos Aires en bus et en Cama Suite (première classe) consommé, il nous faut préparer les valises et c’est toujours la lutte contre le poids et une sacrée organisation ! Alex et Enzo se débarrassent, avec joie, de certains de leurs cours pour gagner en place et en légèreté. Enfin, Vincent ne veut pas partir de Buenos Aires sans aller au plus près de certains quartiers miséreux à proximité du centre de la ville. Car la vie, ici, fut très agréable pour nous et l’endroit où nous résidions aurait pu occulter dans nos souvenirs la réalité vécue par certains habitants de cette ville.






Ce que l’on retient de l’Argentine, ce sont les moments passés avec Mamie, Tonio et Régis qui ont apporté, à leur manière, un second souffle à notre voyage, la qualité de la vie à Buenos Aires et enfin les paysages magnifiques d’Iguazu et de la Patagonie. Cette dernière avec ces moutons et ses paysages somptueux étant la meilleure transition possible avec la Nouvelle-Zélande…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire